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L'histoire de la commune d'Uzemain

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Uzemain centre

L'église d'Uzemain
 

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Histoire

Une collection de cartes postales est visible en utilisant l'onglet :"photos anciennes"

Une présence humaine est attestée pendant les IIIe et IVe siècles essentiellement le long de la vallée du Côney par la découverte d'assez nombreux vestiges gallo-romains (statues, éléments de monuments funéraires et d'habitats, voie pavée découverte en 2008) ;
Les premiers écrits relatifs au village datent du XIe siècle pour Thiélouze et du XIIIe siècle pour Uzemain (Les Forges) ;
Le dénombrement (recensement) lorrain de 1594 - dit d'Alix - prend acte de la répartition administrative du territoire de la commune, valable jusqu'à la révolution de 1789 :
Les hameaux nord et ouest du Coney ; Meloménil, Thiélouze, Naimont sont du Ban de Girancourt dépendant à la fois du duc de Lorraine et du chapitre de Remiremont ;
La Forge n'est habitée qu'à partir de l'installation de la forge Gaudel autorisée par le duc Léopold en 1698/1700.
Le Roulon ne prend essor qu'après la construction de la "vieille route de Bains" vers 1745 ;
Le Centre ne devient le centre nerveux du futur village qu'avec la reconnaissance en paroisse autonome de l'église en 1702 ;
Clairegoutte et La Xatte font partie du ban d'Arches à autorité duale aussi ;
Uzemain-les-Forges est ducale ; c'est un fief des seuls princes lorrains.
Ainsi il est important d'écrire et d'assurer que le village a toujours été lorrain depuis la création de la Lotharingie (en 840). Il est vrai, aux marches, dans la mesure où certaines communes limitrophes au sud ont, peu ou prou, à un moment ou à un autre, été du comté de Bourgogne ou de Franche-Comté.
Il est également capital de reconnaitre le rôle fédérateur de la paroisse qui permet aux habitants de résister aux pressions seigneuriales, d'assurer leur éclosion sociale en devenant, à la mesure des temps, propriétaires de fait des terres qu'ils cultivent. C'est si vrai que les communes sont créées en 1790 à l'identique des territoires paroissiaux.
En 1792, deux communes distinctes se forment au sein du canton de Xertigny : Uzemain-les Forges et Uzemain-la Rue. Elles sont réunies par ordonnance royale le 20 mai 1839 avec comme chef-lieu Uzemain-la-Rue, devenu depuis Uzemain.
Par ailleurs, l'enquête conduite auprès des registres d'état civil de la période 1804/1824 permettant l'évaluation du nombre de conjoints ayant signé leur acte de mariage de leur nom confirme pour le village l'excellent classement du département au niveau de l'alphabétisation.
Pour le village, le XIXème siècle est celui du renforcement de l'identité communale avec la réalisation de grands projets tels qu’en 1860/61 l'édification de la nouvelle église de facture néogothique et en 1880/82 la construction du groupe écoles/mairie/poste.
Ces bâtiments racés deviennent ainsi le centre nerveux visible de la commune et sa fierté.
La mise en place d'une école dans chaque hameau permet le maintien de la vitalité nécessaire à la cohésion de l'ensemble et devient le garant de l'égalité des chances vivement souhaitée par la IIIème République.
L'exode rural concerne notre commune comme toutes ses semblables à vocation agricole ; les métiers du tertiaire et les villes industrielles ont besoin du "trop plein" des campagnes.
Les deux guerres de la première moitié du XXème siècle touchent durement notre village ; c'est ainsi que 75 de nos jeunes meurent au champ d'honneur entre 1914 et 1918. Le bombardement allemand d'artillerie du 18 juin 1940 tue deux de nos concitoyens et endommage gravement notre église ; ces deux faits ne sont que les traductions de malheurs bien plus nombreux supportés par les habitants pendant ces cruelles années. Après chacun des conflits, le dynamisme des maires et de leurs conseils permet cependant de panser les plaies et de repartir vers de nouveaux projets communaux et intercommunaux comme l'électrification dans les années vingt ou la distribution de l'eau dans la décennie de 1950.
Le grand air, les espaces, les points de vue, la proximité du bassin d'emploi d'Epinal, associés à l'installation d'un groupe scolaire modèle et d'une usine de rubans décoratifs dans la dernière décennie donnent à Uzemain tous les atouts d'un village moderne et dynamique. Nos concitoyens, en constante augmentation depuis 1975,font preuve de solidarité et d'engagement au sein de multiples associations dont "la fête de l'œuf" est, chaque fin juillet depuis 20 ans, le point d'orgue des événements festifs que notre communauté organise. Historique de la Chapelle de Thièlouze

11èmesiècle : Un certain Herisindus de TELOSO
(Thièlouze) est signalé dans le codex Angelica du chapitre de Remiremont.
Les collines dominant le ruisseau des Sept Pécheurs auraient donc été habitées.
14/15èmsiècle : Datation incertaine de la construction de la chapelle (et de l’Ermitage). Cependant, la cloche située dans le clocheton porte la date de 1504, ce qui en fait une des plus anciennes des Vosges ; au dessus du maitre autel, une niche accueille une madone en pierre expertisée pour être du 14ème siècle.
23/06/1645 : Fondation de la confrérie de l’Annonciation par bulle du pape Innocent X afin d’augmenter la ferveur des pèlerins. Cet acte lui confère de nombreux privilèges en particulier de fournir des indulgences pour respect de certaines obligations piétales.
Vers 1650 : Abandon partiel ou total du hameau et de la chapelle dû à la guerre de trente ans et aux exactions des troupes qui investissent les maisons pour se loger et se nourrir ;
18ème siècle : La chapelle, grâce en particulier au curé Alexandre COLIN retrouve sa fréquentation et ses 18 messes annuelles ; la confrérie est confirmée sur ses bases primitives.
12/01/1796 : Malgré les souhaits de la confrérie, la chapelle, l’ermitage et le jardin de 4 hommées sont vendus, comme biens nationaux, 704 livres à Dominique VAILLANT, marchand de biens d’Epinal qui souhaite en obtenir un rapport intéressant.
1796/1797 : 6 habitants de Thiélouze, (Mrs :Mathieu, Houillon, Vauthier, Peutot, Thomas et Jeandemange), rachètent la chapelle et la rendent au culte de Marie. Nicolas Raguin, curé assermenté (jureur) à la constitution civile du clergé y prend bonne part jusqu’en 1802, date à laquelle il est nommé curé du Clerjus.
1862/1865 : A l’occasion de dépenses dues à des travaux, les comptes de la chapelle et ceux de la confrérie sont fusionnés. Les 249 propriétaires d’alors, successeurs des 6 initiaux de 1797, nomment JB VAUTHIER comptable et directeur de la chapelle.
1866/1868 : La bulle de 1645 est confirmée par un bref de Pie IX qui affilie la confrérie à l’archiconfrérie de l’annonciation.
Scission de 6 membres au sein du collège de propriétaires. L’affaire est portée devant la justice qui décide la vente en licitation en octobre 1868.
Une partie des ex propriétaires se groupent et se rendent acquéreurs ; JB VAUTHIER est confirmé comme directeur
1877/1878 : Un décret du président de la république officialise la donation de la chapelle à l’évêché ; les donateurs obtiennent alors de celui-ci que la chapelle soit considérée comme lieu de culte annexe avec possibilité de messe dominicale, baptêmes, mariages et inhumations.
Janvier 1880 : Un arrêté préfectoral interdit la pratique du culte au motif que la chapelle n’a pas le statut officiel d’annexe ; la chapelle reste alors fermée pendant deux ans.
6 mai 1882 : Après entente préalable entre l’évêché, le conseil municipal et le conseil de fabrique, la chapelle est rendue au culte par décret du président de la république. Les registres de la chapelle confirment ces dates et événements.
1905 : En 1905, la loi Combes (Président du Conseil de 1902 à 1905) décide la séparation de l’Eglise et de l’Etat. La chapelle qui appartenait au Diocèse de Saint-Dié est alors déclarée bien d’Etat, et la commune d’Uzemain en devient propriétaire, l’immeuble demeurant obligatoirement affecté à l’exercice du culte.
1976 : Une importante œuvre de restauration entreprise par la municipalité et les quelque 300 confrères permet la remise en état de ce joyau patrimonial.
La célébration des offices et fêtes mariales (15 aout et deuxième dimanche de Pâques) est maintenue. Nouveaux confrères à qui elle est confiée à tour de rôle l
Les joyaux de la chapelle :
- une statue en pierre de la vierge du XIVe siècle
- une statuette en bois, toutes deux classées
- un tableau religieux du XVIIe siècle
- une cloche marquée 1504
- une pierre sculptée aux trois oreilles de lapins
La confrérie :
Fondée le 23/06/1645 par une bulle du pape Innocent X.
Toujours active, elle organise, le deuxième dimanche après pâques et au 15 août, une cérémonie religieuse avec pèlerinage et remise de la statuette (symbole de sa fidélité à Notre Dame de l’Annonciation) à la garde d'une personne de la confrérie.
Les registres sont conservés et soigneusement tenus à jour.
Michel Claudel
(d’après les documents détenus)

A L’EXTERIEUR DE LA CHAPELLE :

Le clocheton
Entièrement recouvert d’ardoise, il renferme une cloche datée de 1504 ; sans doute une des plus anciennes des Vosges.
On peut y lire l’inscription :
AVE MARIA ORA PRO NOBIS
La sculpture des 3 lièvres
Au dessus et à droite du portail (roman) une sculpture représente trois oreilles de lapin disposées en triangle, de sorte que les trois lapins ont chacun leur paire d’oreilles.
Dans les Vosges, on retrouve ce symbole de la trinité à Charmois l’Orgueilleux, Xertigny, Jorxhey et sur le mur d’une ferme à Naymont.
Si sa datation est incertaine, le recensement mondial de ce signe fait état d’environ 150 représentations en Asie et en Europe essentiellement sur des édifices religieux, dès le 7ième siècle dans les temples bouddhistes en Chine puis sur les mosquées du monde musulman et enfin en Europe au Moyen Age dans les églises catholiques et les synagogues.

A L’INTERIEUR DE LA CHAPELLE
La chapelle comporte outre un coeur à chevet plat et deux travées du XVI ième siècle fermant les absidioles.
Notre dame de l’annonciation
Le joyau de la chapelle est sans conteste la jolie madone de pierre du XIV ième siècle classée monument historique au-dessus du maître autel.
La chapelle a été de tout temps dédiée à Notre Dame de l’Annonciation.
Le tableau du XVII ième siècle
Le tableau représente la scène classique où des angelots accompagnent la colombe au dessus de la Vierge en présence de l’Archange.
Sans doute est-ce là le tableau votif de la Confrérie de l’Annonciation fondée à Thièlouze le 22 juin 1645 dont le registre est soigneusement tenu à jour et garde le nom de tous les confrères inscrits depuis cette date jusqu’à nos jours.

Le fort du Roulon

Faisant partie du système de défense dit Séré de Rivières au profit de la place forte d'Épinal, il a été construit de 1879 à 1881 avec pour objectif la défense face au sud et le freinage sinon l'interdiction de toute manœuvre de contournement d'Épinal vers la Franche-Comté par la vallée du Côney.
Seul fort de la place à posséder un casernement à deux étages encore visitable aujourd'hui, il pouvait abriter 400 hommes et être armé de 22 pièces dont 4 à 8 de flanquement pour assurer sa propre défense.
Un poste Optique encore visible lui permettait la transmission de signaux codés. C'est aujourd'hui une propriété privée.

Usine métallurgique de la Forge

L'autorisation de concession est une des plus anciennes signée par le duc Léopold de Lorraine (fin du XVIIe siècle). Appartenant au marquis de Villé (Ville-sur-Illon), elle est affermée au sieur Gaudel puis devient forge Saint-Jean.
Elle est célèbre au milieu du XIXe siècle grâce aux maîtres de forges Lallemand qui produisent par moyens d'affinerie des fers de grande qualité pour les ateliers d'armement.
Devenue fabrique de couverts Clément de 1900 à 1960, elle est aujourd'hui désaffectée et démontée ; un logement d'ouvriers, daté de 1856 est le seul témoin de ce site industrieux biséculaire.

 

Les forges

Une rue à Uzemain

Ecoles - Poste

La chapelle de Thiélouze

Ecole de Méloménil

L'écluse de Thiélouze

Meunerie coopérative